Sélectionnez votre pays pour des informations commerciales et locales

Transportez Futé

Faire de chaque kilomètre un atout pour l’avenir.

Prochain webinaire : 

Améliorez votre productivité avec l'informatique embarquée 

14 Septembre 2018

M’inscrire

7 bonnes raisons d'investir dans une formation à l’éco-conduite pour mes conducteurs

Stratégie transport

Vous voulez initier une politique d’éco-conduite dans votre entreprise de transport et vous vous demandez si une formation des conducteurs est vraiment nécessaire ? Si vous êtes convaincus par les raisons de lancer une démarche de conduite écologique et économe en carburant, vous hésitez encore à investir dans une formation ? Pourquoi ne pas simplement communiquer les principes de base aux conducteurs ?

Christophe Juhel, vice-président de l’association La Vie Routière, revient avec nous sur les raisons d’investir dans une formation :

1. Assurer des résultats à court et à long terme

Tout d’abord, comme l’affirme Alain Besançon de l’ADEME (1), «la formation des conducteurs à l’éco-conduite est l’une des actions ayant le plus fort potentiel de réduction des émissions de CO2. Nous considérons que le suivi d’une formation initiale génère un gain initial significatif sur la consommation de carburant, pouvant aller jusqu’à 10 %.»

D’après l’ADEME, une formation ponctuelle d’éco-conduite présenterait un bénéfice de 3 % la première année et puis de 0 % en année 2 et 3. «Il est donc important de mettre en place une démarche continue d’analyse des résultats, mais aussi des formations « piqures de rappel » pour assurer des résultats à long terme», conseille Christophe Juhel.

2. La technologie des véhicules a évolué

Les véhicules poids-lourds utilisés aujourd’hui par vos conducteurs sont en général bien différents de ceux sur lesquels ils ont appris à conduire. « L’évolution technologique des véhicules a très fortement accéléré ces cinq dernières années », affirme Christophe Juhel, «Cependant la majorité des conducteurs a appris à conduire sur des technologies de véhicules développées dans la fin des années 90 (avec une boîte manuelle, peu de fonctions électroniques d’aide à la conduite et des systèmes de freinage peu élaborés).

Les technologies mises au point par les constructeurs sont de véritables atouts pour améliorer la sécurité et la performance énergétique. Malheureusement, peu de conducteurs savent les manier correctement.» Une formation leur permettra de se remettre à niveau et d’utiliser tout le potentiel des fonctionnalités des véhicules modernes. Pourquoi se contenter d’un camion qui consomme 34 litres au lieu de 30 car son conducteur n’utilise pas la boîte robotisée de manière optimale ?

3. Le permis est axé sur le code de la route

Le permis de conduire, en France, est avant tout axé sur la connaissance du code de la route. «Le seul objectif est de passer l’examen. Les conducteurs, qu’il soit routiers ou non, n’envisagent pas du tout la performance et n’apprennent pas à conduire de manière à tirer pleinement parti des technologies présentes dans le véhicule», explique Christophe Juhel. «Dans certains pays, comme au Luxembourg, un apprentissage de la conduite d’urgence sur circuit est obligatoire. Mais nous n’avons pas cette culture de la performance.»

Une formation complète donc la formation initiale des chauffeurs car elle permet de prendre conscience de ce qu’est la conduite performante.

4. Lutter contre les mauvaises habitudes de conduite

Malheureusement, beaucoup de conducteurs ont de mauvaises habitudes de conduite. Souvent, elles étaient tout à fait adaptées lors de leurs premiers kilomètres sur les routes françaises. «Il y a encore 10 ans» affirme Christophe Juhel, «notre culture de conducteur était très imprégnée de l’idée que plus le moteur fait du bruit, plus je l’utilise bien.»

C’est aujourd’hui, tout le contraire. «Avec les politiques environnementales européennes, le bruit est maintenant la preuve d’un sur-régime très consommateur de carburant.» Il y a rarement des recyclages performants de formation pour le permis de conduire. Or parfois, cela serait nécessaire.

5. Lutter contre les troubles musculo-squelettiques

La formation permet également de faire le point sur un autre genre de mauvaises habitudes. «Nous revoyons toujours avec le conducteur l’ergonomie de sa position de conduite, comment bien régler son siège, comment bien monter et descendre d’un véhicule. Cela lui permet de prendre conscience de ses mauvaises habitudes et d’y remédier.»  Adopter une bonne position permet d’éviter des troubles musculo-squelettiques liés à la conduite et d’éventuels arrêts de travail.

6. Convaincre les conducteurs

En général, les conducteurs routiers aiment conduire, mais ils abordent ce genre de formation de manière négative. «Les conducteurs ont souvent une vision tronquée de l’éco-conduite et de ce type de formation», explique Christophe Juhel. «Ils nous disent souvent que nous n’allons pas leur apprendre à conduire et ils associent l’éco-conduite à une conduite pépère.»

Or, il est important de convaincre les conducteurs, car, comme nous l’avons expliqué dans notre article Comment organiser une formation d’éco-conduite dans une entreprise de transport routier de marchandises ?, le principe de base de l’éco-conduite est de changer le comportement humain. Il est donc important que les conducteurs soient motivés.

Durant la formation, grâce à la comparaison objective de sa conduite normale avec une conduite «coachée» sur un même parcours, le conducteur comprend vite les avantages de l’éco-conduite.

«Il constate que c’est finalement une conduite très dynamique et intellectuelle, qu’il est moins stressé et plus en contrôle et qu’en plus, cela lui permet de gagner du temps. Rien à voir avec la conduite pépère qu’il imaginait

«Comme les conducteurs sont souvent des passionnés, ils retrouvent le plaisir de la conduite. A la fin de la journée, il est d’ailleurs souvent difficile de clôturer les séances, tant ils ont envie de partager et d’apprendre.»

7. La formation comme outil de valorisation

Inscrire un conducteur à une formation est aussi un moyen de valoriser ce conducteur. «On le voit rarement de cette façon, mais la formation, c’est une façon de dire à son collaborateur qu’il est un bon élément,» nous dit Christophe Juhel. «C’est un investissement que l’entreprise fait sur son collaborateur. J’encourage toujours les managers à valoriser la formation de cette façon.» Ainsi, le conducteur se sent valorisé dans son travail et est beaucoup plus motivé pour atteindre de bons résultats.

Et vous ? Voyez-vous d’autres raisons d’investir dans une formation d’éco-conduite ?

Sources :

  • (1)« Définir une bonne formation d’éco-conduite », L’Officiel des Transporteurs − N° 2804 du 23 octobre 2015
  • Entretien avec Christophe Juhel, Vice-Président de l'association La Vie Routière

Partager cet article

Découvrez nos solutions en vidéo
Brochures, fiches produits, images

Soumettre une idée

Ou commentaires sur ce site

En envoyant ce formulaire, vous acceptez la politique de protection des informations Mollom.